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LES ENTREPRISES DE LA CONSTRUCTION

SONT-ELLES ECO-RESPONSABLES ?

Présentation des principaux résultats de l’enquête menée par les organismes de qualification auprès de leurs 43 000 entreprises qualifiées

 

 

 

 

CONTEXTE ET OBJECTIFS

Les organismes de qualification OPQIBI, OPQTECC, QUALIBAT, QUALIFELEC, QUALIPAYSAGE, QUALIPROPRE et QUALISPORT ont lancé en juin / juillet 2008 une grande enquête visant à mieux connaître les actions, démarches ou compétences que leurs entreprises qualifiées ont pu déjà mettre en place en matière d’environnement dans une logique de développement durable. En effet, L'objet de cette enquête est de clairement identifier les bonnes pratiques des entreprises qualifiées en matière environnementale sous deux aspects : d'une part au niveau de leur politique interne, d'autre part au niveau de leur politique externe c'est à dire en terme d'offres de prestations à caractère spécifiquement environnemental. Conscients de leur rôle qui consiste à assurer l'interface entre la demande des acheteurs et l'offre des prestataires, les organismes de qualification ont besoin de mesurer le degré de prise de conscience par les entreprises qualifiées quant à l’impact environnemental de leur activité et la maitrise qu'elles en ont.

Au total, 42115 entreprises qualifiées ont été sollicitées pour participer à cette
enquête internet. 2976 entreprises ont répondu. Le taux de réponse de 7%
correspond à un résultat raisonnable pour ce type d’enquête.
La typologie des répondants en terme d’effectifs est relativement conforme à la population enquêtée. En effets, 36% des entreprises ayant complété le questionnaire ont moins de 5 salariés, 58% moins de 10 salariés et 78% moins de 20 salariés. Ce dernier chiffre correspond exactement à la typologie de la population enquêtée

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UNE VISION POSITIVE DE L'ENVIRONNEMENT

Une Vision positive de l’environnement
Il ressort en premier lieu que les entreprises qualifiées ont une vision positive de l’environnement puisque 56% d’entre elles considèrent que la prise en compte de l’environnement constitue avant tout une opportunité de développement, un peu plus d’un quart (26%) y voyant même un avantage concurrentiel. A l’inverse, seules 6% identifient l’environnement comme une contrainte pour leur entreprise.


Diapo 28 La dimension morale ou éthique reste également prédominante dans la compréhension du concept avec 54% des entreprises sondées considérant l’environnement comme une « obligation éthique ». Ce résultat apparaît en phase avec les conclusions de précédentes études et est corroboré par l’expérience selon laquelle les démarches de développement durable chez les PME-PMI présupposent un engagement personnel fort du dirigeant d’entreprise. A noter : seules 29% des entreprises considèrent l’environnement comme un coût supplémentaire, alors que l’investissement financier et l’investissement humain nécessaires à la mise en oeuvre d’une démarche environnementale pourraient apparaître comme des freins non négligeables pour des structures de taille réduite.

Diapo 05 Trois principaux facteurs contribuent sans doute à cette perception relativement basse du coût induit par l’environnement :

• La hausse massive du coût de l’énergie et des matières premières qui rend les démarches de sobriété environnementale beaucoup plus attractives et rentables à moyen terme, malgré l’investissement initial généralement nécessaire ;

• Les entreprises qualifiées étant d’ores et déjà engagées dans des démarches Qualité, sont sans doute plus conscientes des avantages économiques de la rationalisation des processus qu’une démarche environnementale induit ;

• La prise en compte de l’environnement semble encore beaucoup associée, dans l’esprit des entreprises enquêtées, à la mise en oeuvre de gestes simples et peu coûteux, plutôt qu’à une révision en profondeur des processus de production et des produits et services proposés.

Les entreprises qualifiées interrogées portent également un regard globalement confiant sur le Grenelle de l’Environnement et ses conséquences. Si elles sont, sans surprise, pratiquement toutes largement convaincues que le dispositif aura un impact positif sur l’environnement, la moitié des entreprises enquêtées considèrent également que le Grenelle bénéficiera directement à leur entreprise. Il est intéressant de noter que de nombreuses entreprises qualifiées considèrent d’ailleurs qu’elles sauront mieux tirer parti des mesures prises par le Grenelle que l’ensemble du tissu des entreprises françaises –car elles ne sont respectivement que 35% et 38% à considérer que le Grenelle de l’Environnement aura un impact positif sur la compétitivité des entreprises et la croissance économique. Entre 1998 et 2007, le prix du cours du baril de pétrole a été multiplié par 5,7.

Ce résultat s’explique sans doute par le secteur d’activité très majoritaire des PMEPMI interrogées : le secteur de la construction. Le Grenelle de l’Environnement a en effet largement mis l’accent sur la nécessité d’améliorer significativement les performances environnementales du parc immobilier français et les objectifs fixés, ambitieux - passer d’une consommation de 240 kWh/m2 à 150 kWh/m2 d’ici 2020 sur le parc ancien et construire des logements consommant moins de 50 kWh/m2 à partir de 2010 - génèreront un surcroît d’activité important dans le bâtiment : on estime à 600 milliards d’euros les investissements nécessaires pour répondre aux objectifs de rénovation énergétique du Grenelle de l’Environnement et à 100 000 le nombre d’emplois créés.
L’intuition de ces entreprises que l’environnement peut constituer un important gisement de croissance et d’emploi est d’ailleurs confirmé, pour l’heure, par de nombreuses études et rapports internationaux, comme l’étude récemment publiée par l’OIT, le PNUE et le Worldwatch Institute4 qui évalue à 1 370 milliards de dollars annuels le marché mondial des produits et services environnementaux (notamment porté par les énergies renouvelables et le bâtiment) et anticipe un doublement de ces chiffres d’ici 2020.
La part d’entreprises sceptiques sur les retombées économiques du Grenelle de l’environnement reste néanmoins non négligeable puisque 30% des entreprises enquêtées considèrent que son impact ne sera pas positif pour leur activité et 20% restent dans l’expectative, préférant ne pas se prononcer. Environ un tiers (respectivement 36% et 32%) estiment également que le dispositif n’aura pas d’impact positif sur la compétitivité des entreprises et la croissance économique.

Diapo 29 L’enquête ne permet pas de conclure sur le niveau d’information perçu par les entreprises qualifiées en matière d’environnement - un point pourtant important car le manque d’information et d’accompagnement apparaît fréquemment comme le principal frein à la mise en oeuvre de démarche développement durable chez les entreprises qualifiées. Il ressort néanmoins que l’information provient de deux principales sources : les médias (presse, TV et radio) pour 64% et les organisations professionnelles pour 58%. La première source délivre une information grand public et contribue sans doute à une sensibilisation générale du tissu des entrepreneurs au même titre que la population française dans son ensemble – même si des revues plus spécialisées comme Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment font désormais la part belle au développement durable avec un hors-série spécial « Construire durable » publié en 2008 et un dossier Environnement ou développement durable dans chacun de ses numéros les plus récents. La seconde source délivre vraisemblablement une information plus ciblée et plus opérationnelle pour mettre en oeuvre des mesures environnementales au sein des entreprises.

On peut en déduire que les organisations professionnelles (fédérations notamment) qui se sont soudainement et massivement mobilisée sur le sujet à l’occasion du Grenelle de l’Environnement, jouent désormais un rôle privilégié de relais et de soutien des entreprises en matière d’environnement. Il est intéressant de noter que les acteurs publics n’apparaissent pas comme des sources significatives d’information pour les entreprises, pas plus les collectivités locales que l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) dont l’une des missions est pourtant bien la sensibilisation environnementale du tissu économique. Enfin, les ONG (Organisation Non Gouvernementale), malgré une audience croissante sur le développement durable et l’environnement, en particulier à travers des campagnes de dénonciation de mauvaises pratiques d’entreprises ou l’édition de guides d’achats pour les consommateurs, constituent aujourd’hui encore des structures trop alternatives pour être considérées comme des sources d’informations pour les entreprises enquêtées.

LE TRIOMPHE DES PETITS GESTES

Les entreprises qualifiées semblent globalement ouvertes au thème de l’environnement et très peu d’entre elles n’ont mis en oeuvre aucune action en faveur de l’environnement.

Très peu de démarches véritablement structurées.
Cette étude met cependant en évidence la faiblesse actuelle des démarches engagées et confirme le retard important pris par les PME-PMI françaises vis-à-vis des grands groupes en matière d’environnement.

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Il apparaît en effet que l’environnement se limite encore aujourd’hui, chez les entreprises qualifiées, à des « gestes verts » simples et pragmatiques et que l’approche des dirigeants des entreprises enquêtées peut être tout à fait assimilée à celle des citoyens sensibilisés à l’environnement : le dirigeant reproduit dans son entreprise les gestes verts qu’il a acquis et qu’il applique dans son environnement personnel, mais encore bien souvent sans en faire davantage ou chercher à exploiter des opportunités spécifiques à son activité professionnelle.

Si 80% des entreprises considèrent déployer des efforts pour éviter ou réduire leurs nuisances, très peu ont véritablement structuré une démarche environnementale. Seuls 15% considèrent avoir évalué leurs impacts environnementaux et 8% ont défini des indicateurs de performance leur permettant de piloter leur démarche.
Ces chiffres illustrent le fossé encore très important entre les démarches d’ores et déjà initiées par les grands groupes et le tissu dense des PME et surtout des TPE françaises. Ces premiers, incités en cela par la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) de 2001, ont pour la plupart créé un département Développement Durable chargé d’identifier les principaux impacts de l’entreprise mais surtout de publier chaque année des données sur la performance sociale et environnementale du groupe. Le reporting de développement durable – et par là-même la production d’indicateurs de performance – est donc un exercice désormais rôdé chez ces grands groupes. De même, l’exercice du bilan carbone, permettant de chiffrer les émissions de gaz à effet de serre (GES) généré par l’activité selon une méthodologie définie par l’ADEME, est également en plein développement parmi les structures de taille importante.
Les PME-PMI, dégagées de la contrainte de la loi NRE, sont beaucoup moins impliquées dans la structuration d’une démarche. Des actions collectives, portées en région par les CCI, les DRIRE et souvent l’ADEME, sont une des réponses apportées à ce jour aux PME-PMI pour leur permettre de structurer, à moindre coût (grâce à une prise en charge importante par les structures mentionnées), une démarche globale de développement durable fondée sur un diagnostic des impacts et des opportunités. En 2006, plus de 4000 PME-PMI avaient bénéficié de telles actions. De nombreuses structures ont par ailleurs développé des outils visant à sensibiliser ou à aider les PME-PMI à structurer une démarche de développement durable, mais les chiffres de l’enquête prouvent que ces initiatives n’ont pas encore porté leurs fruits.

La marge de progrès demeure également significative en matière de sensibilisation et de formation interne puisque 59% des entreprises interrogées déclarent n’avoir mis en place aucune action de sensibilisation ou de formation de leur personnel à l’environnement et au développement durable. Parmi les actions existantes, les plus
fréquentes consistent en de l’information générale sur le développement durable
(chez 958 entreprises7), loin devant les formations spécifiques au développement
durable (chez 372 entreprises) et les formations spécifiques à la Haute Qualité
Environnementale (chez 310 entreprises). Ce chiffre s’explique sans doute par
l’investissement nécessaire (financier et humain) pour recourir à une formation externe mais aussi, éventuellement, par l’insuffisance des formations actuellement proposées sur le développement durable aux PME-PMI. La formation des collaborateurs au développement durable est pourtant un point critique pour tirer parti d’une démarche de développement durable :
- en interne, l’adhésion des collaborateurs (qui passe par la compréhension des enjeux) est indispensable pour s’assurer que les procédures seront
appliquées, les économies réalisées et que le développement durable pourra
constituer une source de motivation supplémentaire pour les salariés ;
- sur l’offre, c’est l’acquisition de savoir-faire spécifiques liés à l’usage
d’équipements/produits/matériaux écologiques qui permettra de faire évoluer
les pratiques professionnelles, de répondre à l’enjeu de la rénovation/construction écologique (dimension énergétique mais aussi
sanitaire à travers la qualité de l’air intérieur) et faire du développement
durable une vraie opportunité de développement et de différenciation
commerciale.

LES DECHETS, L'EAU ET L'ENERGIE EN TETE ES ACTIONS

Diapo 25 Malgré la faible structuration des démarches environnementales, les entreprises enquêtées ont mis en place un certain nombre d’actions. L’enquête fait ressortir deux grandes priorités, les déchets et l’eau : 95% des entreprises ont pris des mesures pour limiter ou gérer leurs déchets et/ou pour favoriser les économies d’eau. Les économies d’énergie arrivent en troisième position avec 90% des entreprises déclarant avoir pris des mesures d’économies d’énergie. On peut s’étonner de ce troisième rang à une époque où le coût de l’énergie n’a jamais été aussi élevé et prévoir que la sobriété énergétique passera très probablement au premier rang des mesures environnementales des entreprises dans les prochaines années.

En matière de gestion de déchets, ce sont les gestes verts de bureau qui priment : le tri du papier et le tri des cartouches d’encre arrivent en tête des actions (respectivement mises en oeuvre par 72% et 71% des entreprises), l’impression recto/verso ou la dématérialisation des documents arrivent également en bonne position (respectivement 63% et 50%). Pour le secteur du bâtiment, le principal impact « déchets » ne concerne cependant pas les déchets de bureau mais les déchets de chantier ou de production(8), un champ un peu moins bien traité par les sociétés enquêtées . 64% affirment trier les déchets issus des prestations réalisées par les clients mais seuls 47% déclarent limiter l’utilisation de produits toxiques, qui nécessite souvent une réflexion plus approfondie et une recherche de substitution. Enfin, le tri des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) apparaît également en retrait (45%), la réglementation étant sans doute encore trop récente pour être ancrée dans les habitudes.

Diapo 11 Pour ce qui est des économies d’eau, le geste vert basique et peu coûteux prime largement : c’est la chasse d’eau à double commande qui est la plus plébiscitée, mais mise en place par seulement 51% des entreprises enquêtées. Les initiatives plus abouties restent encore très marginales : seules 15% des entreprises récupèrent les eaux de pluie et 11% utilisent des équipements professionnels favorisant la maîtrise des consommations d’eau. Notons que 60 qualifiés (soit 2%) ont mis en place un dispositif de recyclage de l’eau en circuit fermé.

Diapo 13 Le champ des économies d’énergie est également très exploité par les entreprises enquétées, mais, là encore, les mesures prises sont simples et comparables à celles des particuliers français. L’absence de suivi de la performance ne permet d’ailleurs pas aux entreprises de suivre les économies (financières et d’émissions de CO2) réalisées grâce à ces actions et certaines d’entres elles ne sont pas vérifiables, comme l’extinction systématique des appareils et pièces non utilisées, plébiscitée par 76% des enquétés. La régulation/programmation du chauffage et l’utilisation d’ampoules ou d’équipements basse consommation sont également bien développées (51%). Le recours aux énergies renouvelables reste en revanche très marginal, même si l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que ce type d’initiative se développe dans les prochaines années, en réponse à la hausse du coût de l’énergie.

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Les actions environnementales liées au transport des salariés restent beaucoup plus en retrait, même si l’analyse des mesures prises révèle une bonne surprise. Seulement 40% des entreprises ont mis en place une politique de transport du personnel éco-responsable. Parmi elles, 88% des sociétés font valoir un entretien régulier des véhicules de service, une pratique qui correspond à un geste de bonne gestion économique. 482 entreprises (soit 40%) déclarent avoir développé un dispositif de covoiturage. Compte tenu des difficultés à mettre en place ce mode de déplacement dans de petites structures (car les contraintes de localisation et d’horaires sont d’autant plus pesantes que le nombre de personnes concernées est petit), ce chiffre peut paraître encourageant, même s’il doit sans doute être nuancé car il ne rend pas compte de la fréquence à laquelle le recours au covoiturage se fait au sein des entreprises. Une marge de progrès importante existe sur le champ du transport, qui recèle un gisement d’économies non négligeables pour les entreprises (recours au TIC, véhicules propres, formation à l’éco-conduite, etc.) notamment pour les entreprises du bâtiments qui ont besoin de se déplacer sur les chantiers. Enfin, l’intégration de l’environnement dans la politique d’achats reste minoritaire (41%). On peut s’attendre là aussi à ce que les pratiques d’achats responsables se développent dans les prochaines années sous la pression des clients, particuliers mais aussi grands groupes, qui intègrent de façon croissante des critères de développement durable dans leurs procédures d’achats et exigent de plus en plus que leurs fournisseurs fassent de même pour une traçabilité totale de leur chaîne d’approvisionnement.

ENCORE PEU DE TRADUCTION DANS L’OFFRE

On l’a vu plus haut dans ce rapport, 56% des entreprises interrogées considèrent que la prise en compte de l’environnement constitue avant tout une opportunité de développement pour elles, un peu plus d’un quart (26%) y voyant même un avantage concurrentiel. Pourtant, seules 25% d’entre elles ont développé une offre spécifique en matière de « développement durable ».

Diapo 21 L’enquête révèle par ailleurs que les entreprises qualifiées se sentent plus proactives en matière de développement durable que leurs clients. En effet, 40% d’entre elles considèrent que leurs clients intègrent « toujours » ou « souvent » des objectifs DD dans leurs projets mais elles sont 58% à déclarer préconiser « toujours » ou « souvent » l’utilisation de solutions, produits ou matériaux écoresponsables pour leurs projets.

 

Diapo 27 La réponse apportée à ce jour par les qualifiées en matière d’offre de produits et services « développement durable » ne semble pas encore à la hauteur du bouleversement que va sans doute connaître le secteur de la rénovation dans les prochaines années. En effet, les objectifs environnementaux français laissent présager un très fort potentiel de développement pour des offres écologiques alternatives dans le secteur du bâtiment, le Grenelle de l’Environnement ayant placé le bâtiment au coeur de la stratégie française :

- Passer d’une consommation de 240 kWh/m2 à 150 kWh/m2 d’ici 2020 sur le parc ancien (soit une réduction de 40%) et construire des logements consommant moins de 50 kWh/m2 à partir de 2010 ;

- Faire de l’achat public un exemple de la commande durable avec 50% des constructions neuves en HQE ou labellisées Haute Performance Energétique en 2009 et 100% de bois exotique certifié en 2010 ;

- Passer de 10,3% à 23% d’électricité issue des énergies renouvelables d’ici 2020 ;

- Proposer l’étiquetage des émissions de polluants volatils des produits de construction/décoration et interdire dès 2008 d’y intégrer certaines substances (notamment cancérigènes).

Il est vrai que le parc immobilier français, responsable de plus de 42,5% de la consommation d’énergie et deuxième émetteur de CO2 avec 22,4% des émissions nationales, affiche de piètres performances énergétiques : la consommation d’énergie par logement, située à environ 2,1 Tep/logement était 30% supérieure à celle des Pays-Bas en 2004.

Diapo 23 Ce chiffre s’explique en grande partie par l’ancienneté du parc français, 63% du parc ayant été construit avant 1975 et la première réglementation thermique. C’est donc 400 00logements par an qui devront être rénovés, selon les estimations du Grenelle de l’Environnement, pour un investissement total estimé à 600 milliards d’euros et avec la création de 100 000 emplois.

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CONCLUSION

En conclusion, si les entreprises qualifiées semblent conscientes des opportunités qui se dessinent, elles apparaissent encore en retrait sur la structuration d’offres et l’acquisition de compétences susceptibles de répondre à l’ampleur de l’enjeu. Plusieurs facteurs d’explication peuvent être avancés, qui expliquent également la faiblesse de la structuration des démarches environnementales, parmi lesquels l’insuffisance des réseaux professionnels d'information experts du sujet, une demande du marché encore faible au regard des enjeux, la faible valorisation financière des solutions écologiques ou la fiabilité des solutions encore non reconnue, autant d’éléments qui vont sans doute évoluer dans les prochaines années.